Emploi dans la construction et l’énergie : Plus de 10 000 postes à pourvoir en Bourgogne-Franche-Comté d’ici 2034
Construction et énergie : Plus de 10 000 postes à pourvoir dans la prochaine décennie en Bourgogne-Franche-Comté
Du 2 au 4 décembre 2024, le campus ESTP-ESEO à Dijon a accueilli la 2e édition du forum « Ton métier de demain, ville durable et bas carbone ». Cet événement ludique visait à sensibiliser les jeunes aux défis de la transition écologique et, surtout, à susciter leur intérêt pour les métiers d’avenir dans ces domaines.
Dans le cadre de la 4e édition du festival de la Transition écologique et numérique, le campus ESTP-ESEO de Dijon a accueilli le forum « Ton métier de demain, ville durable et bas carbone ». Son ambition : rendre les métiers de la transition énergétique plus attractifs et mieux faire connaître les formations qui y conduisent, souvent victimes d’idées reçues.
Pour relever ce défi, les acteurs du secteur – CMQ Green City, Club de la construction, Club École des réseaux et de la transition écologique – unissent leurs efforts. Ensemble, filières de la construction, de l’énergie et organismes de formation multiplient les initiatives pour sensibiliser les jeunes, dès le collège, et répondre aux importants besoins de recrutement dans le secteur.
Des centaines d’emplois à pourvoir dans la région
« Nous prévoyons de recruter entre 400 et 600 salariés par an sur les dix prochaines années en Bourgogne-Franche-Comté », annonce Carmen Munoz-Dormoy, directrice Action régionale chez EDF Bourgogne-Franche-Comté, lors de la conférence de presse du 2 décembre. Ces opportunités concernent tous les niveaux de qualification, du Bac pro aux diplômes de l’enseignement supérieur, avec une forte demande pour les techniciens dans les secteurs de l’éolien, du photovoltaïque et de l’hydraulique.
Le constat est similaire chez Enedis, qui prévoit plus de 8 000 recrutements d’ici trois ans, et auprès de la Fédération régionale des travaux publics (FRTP). « La transition numérique et énergétique transformera les infrastructures des travaux publics, générant un besoin croissant en compétences », souligne Claire Paris, secrétaire générale de la FRTP. Dans les métiers de la production, 550 postes devront être renouvelés chaque année pour accompagner ces évolutions.
Des métiers traditionnels en pleine évolution
Topographe, ingénieur R&D, soudeur, constructeur d’engins, chaudronnier, usineur, charpentier, constructeur bois… À première vue, les métiers de demain ressemblent beaucoup à ceux d’aujourd’hui. La différence majeure ? Le numérique, qui les transforme véritablement.
« Ce sont des métiers classiques qui évoluent », explique Laurence Mangenot, directrice de l’ESTP Campus et du CMQ Green City. Les couvreurs, par exemple, doivent désormais savoir poser des panneaux photovoltaïques. Pourtant, cette double compétence, alliant savoir-faire technique et maîtrise du numérique, reste encore rare.
« Dans les entreprises, les compétences sont souvent très cloisonnées, poursuit-elle. Les salariés sont experts dans leur domaine, mais il est difficile de trouver des profils ayant une vision d’ensemble. À l’ESTP, nous cherchons à développer cette approche globale. L’un de nos atouts majeurs est notre proximité avec l’ESEO : eux apportent l’expertise numérique, nous celle de la construction ».
Globalement, ces initiatives sont bien pensées et vont dans la bonne direction pour accompagner la transition écologique et numérique.
L'avis de l'équipe de KALIO
CEE 2025 : Quels changements pour le dispositif des certificats d’économie d’énergie ?
CEE : Quels seront les changements apportés au dispositif en 2025 ?
Pour l’année 2025, qui marquera la fin de la 5e période (P5), l’État annonce plusieurs modification du dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE). L’objectif est de réduire encore la consommation énergétique dans les secteurs résidentiels, tertiaires et agricoles, tout en limitant les fraudes. L’équipe de Kalio fait le point sur ces évolutions.
2025 : Clôture de la 5e période et préparation de la 6e période
L’année 2025 marque la dernière année de la 5e période du dispositif, dont l’objectif reste encore éloigné. De janvier 2022 à octobre 2024, un total de 1 928 TWhcumac (térawattheures cumulés actualisés) a été délivré, dont 1 360 TWhc pour les CEE classiques et 568 TWhc pour les CEE précarité (destinés aux ménages modestes). Il reste encore 1 172 TWhc à délivrer d’ici fin 2025 pour atteindre l’objectif de la P5.
Afin de préparer la 6e période des CEE, plusieurs concertations ont eu lieu depuis juillet 2023. Toutefois, les détails concernant la P6, tels que sa durée, sa nature, le niveau d’obligation ou encore la fréquence des réconciliations, n’ont pas encore été définis. Les décisions finales sont attendues pour mi-2025 afin de préciser toutes les modalités de la 6e période.
Suspension temporaire du Coup de pouce thermostat
Suite à un arrêté publié au Journal officiel le 21 novembre 2024, le Coup de pouce thermostat a été suspendu en raison d’un nombre élevé de fraudes. Cette aide, qui pouvait financer jusqu’à 80 % des frais d’achat et d’installation du thermostat, a en effet entraîné de nombreuses arnaques. Cependant, cette prime sera de nouveau disponible une fois qu’une version plus sécurisée aura été mise en place.
L’aide s’appliquait uniquement aux opérations commencées avant le 22 novembre 2024 et déposées avant le 31 décembre 2025.
La fiche BAR-TH-173 « Système de régulation par programmation horaire pièce par pièce » reste disponible. En effet, la prime CEE classique associée à cette fiche demeure éligible, bien que son montant soit inférieur à celui du Coup de pouce. De plus, pour les opérations engagées à partir du 22 novembre 2024, le taux de contrôle par contact pour cette prime classique a été augmenté à 80 %.
Nouveau Coup de pouce Rénovation globale en habitat collectif (63e arrêté)
Le 6 septembre 2024, le 63e arrêté a supprimé le Coup de pouce Rénovation globale pour les immeubles collectifs ainsi que la fiche FOST BAR-TH-145 « Rénovation globale d’un bâtiment résidentiel collectif (France métropolitaine) », pour les remplacer par un nouveau Coup de pouce Rénovation et une nouvelle fiche BAR-TH-177 « Rénovation globale d’un bâtiment résidentiel collectif (France métropolitaine) ».
Cette révision vise à lutter contre les fraudes en introduisant cinq changements majeurs : un forfait CEE fixe, la prise en compte du type d’usage du bâtiment, la mise à jour de la valorisation du gaz, l’ajout de nouveaux documents requis et l’harmonisation du référentiel de contrôle.
Le nouveau Coup de pouce a été rendu disponible à partir du 1er novembre 2024, ce dernier pourra être engagé jusqu’au 31 décembre 2025 et doit être terminé avant le 31 décembre 2027. Pour les opérations commencées avant le 1er novembre 2024, selon l’ancienne fiche BAR-TH-145 ou son Coup de pouce, la fin des travaux doit intervenir avant le 31 décembre 2026.
Augmentation du plafond de revenus éligibles au dispositif des CEE
L’arrêté du 20 décembre 2024 prévoit une augmentation de 1 % des plafonds de revenus éligibles (en €) pour les ménages appartenant aux catégories « modestes » et « précaires ».
Quels sont les changements concernant les CEE dans l’industrie ?
Deux décrets, n° 2024-1100 et n° 2024-1099, publiés le 4 décembre 2024 au Journal officiel, codifient les articles de la loi sur l’industrie verte.
Adoptée le 23 octobre 2023, cette loi permet la délivrance de CEE pour certaines opérations industrielles qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre (GES), notamment dans le cadre de relocalisations d’activités.
Le décret n° 2024-1100 précise les conditions à respecter en introduisant l’article D.221-17-1 du Code de l’énergie, stipulant que l’installation concernée doit, après les travaux, atteindre un niveau de performance énergétique et de réduction des GES supérieur à celui de la situation de référence définie dans l’article R. 221-16 du même code.
Le décret n° 2024-1099 modifie l’article R. 221-19 du Code de l’énergie, étendant l’éligibilité des CEE aux installations permettant de remplacer une source d’énergie non renouvelable par une source d’énergie renouvelable ou récupérée pour la production de chaleur.
Ces mesures semblent être dans la bonne direction, avec un accent mis sur la lutte contre les fraudes, l’amélioration de la transparence et l’élargissement de l’accès aux aides pour les ménages modestes. Toutefois, l’application de ces nouvelles règles devra être suivie de près pour garantir leur efficacité et leur juste répartition.
L'avis de l'équipe de KALIO
CEE : Point sur les derniers textes publiés
La fin d’année 2024 a été marquée par une actualité dense pour le dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), avec la publication de cinq textes réglementaires, dont le 65e arrêté FOS, qui met à jour le catalogue des fiches d’opérations standardisées.
Un premier arrêté, publié au Journal officiel du 28 décembre 2024, met à jour les plafonds de revenus permettant de qualifier un ménage de modeste ou en situation de précarité énergétique, en cohérence avec les nouveaux plafonds 2025 de l’Anah. Ces nouveaux seuils, intégrés à l’attestation sur l’honneur (annexe 7-1 de l’arrêté du 4 septembre 2014 modifié), s’appliqueront aux opérations engagées à partir du 1er janvier 2025. Cependant, les attestations conformes à l’ancienne réglementation resteront valables pour les opérations initiées avant le 1er juillet 2025.
Le 65e arrêté FOS, publié le 31 décembre 2024, actualise le catalogue des fiches d’opérations standardisées en révisant 14 fiches, en supprimant 4 et en créant 7 nouvelles, notamment dans le secteur des transports. Le catalogue compte désormais 234 fiches, avec une méthode de calcul basée sur « l’énergie finale intégrale », prenant en compte l’ensemble des économies d’énergie réalisées, même en cas de changement de source énergétique. Des bonifications ont également été introduites pour plusieurs fiches, notamment celles relatives aux véhicules électriques et au fret fluvial.
Concernant le covoiturage, l’arrêté du 31 décembre 2024 modifie les conditions d’éligibilité de la fiche TRA-SE-115 (courte distance) et prévoit sa suppression au 31 janvier 2025, en raison d’un écart important entre les économies d’énergie estimées et celles réellement constatées. Un nouveau cadre plus exigeant est en cours de réflexion. En parallèle, une consultation publique a été menée début décembre pour un nouvel arrêté concernant les trajets longue distance.
Un autre arrêté, publié le 28 décembre 2024, prolonge jusqu’en 2026 et 2027 les programmes PRO-FGRE et SLIME+, dédiés respectivement à la garantie des éco-prêts à taux zéro et à l’accompagnement des ménages en précarité énergétique.
Enfin, un dernier texte, publié le 31 décembre 2024, crée le programme « Pacte entreprises », porté par l’Ademe et destiné aux TPE et PMSE du secteur tertiaire privé et industriel. Ce programme vise à sensibiliser ces entreprises à l’efficacité énergétique et à la rénovation de leurs bâtiments. Le même arrêté prolonge également jusqu’à fin 2024 le programme « Baisse les Watts », lancé en 2022 pour accompagner les entreprises les plus énergivores dans la réduction de leur consommation d’électricité.
Ces nouvelles mesures montrent une volonté d’optimisation du dispositif des CEE, avec un accent sur le transport propre et l’accompagnement des ménages et entreprises. Toutefois, il pourrait être intéressant d’aller plus loin sur la rénovation énergétique du parc résidentiel et de revoir certains dispositifs supprimés.
L'avis de l'équipe de KALIO
MaPrimeRénov’ 2024 : Les chiffres clés dévoilés par l’Anah
Les chiffres de 2024
L’équipe de KALIO décrypte pour vous les résultats clés sur l’année 2024 des actions mises en place par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). Ces actions ont pour but de soutenir les ménages, améliorer les logements et accompagner la transition écologique des territoires.
En 2024, l’Anah a impulsé une dynamique ambitieuse et durable dans l’ensemble de ses actions :
Rénovations d’ampleur : des projets plus nombreux et mieux financés, transformant en profondeur les conditions de vie des ménages.
Soutien accru aux copropriétés : des programmes ciblés qui redonnent vie aux immeubles en favorisant une rénovation collective et pérenne.
Lancement réussi de MaPrimeAdapt’ : une aide qui répond aux besoins d’autonomie des ménages tout en garantissant leur solvabilité grâce à un soutien financier renforcé.
En 2024, l’ajustement des dispositifs a permis de financer la rénovation énergétique avec un reste à charge réduit pour les ménages les plus modestes.
Voici les résultats clés annoncés par l’Anah :
- 98% de satisfaction pour MaPrimeAdapt’, qui améliore le confort et la sécurité au quotidien des personnes en perte d’autonomie ;
- 89% de satisfaction pour MaPrimeRénov’, principal levier de l’État pour une rénovation énergétique accessible et durable.
Les chiffres confirment que pour lever les freins à la rénovation et engager des projets en toute confiance, un accompagnement personnalisé et des aides financières adaptées sont essentiels.
Quelques chiffres à connaître :
En 2024, la dynamique engagée par l’Anah a permis de générer 7,34 milliards d’euros de travaux, contribuant à la création ou au maintien de 77 040 emplois dans le secteur.
Grâce à ces efforts, 403 155 logements ont été rénovés, dont :
- 340 801 rénovations énergétiques, améliorant la performance des habitations ;
- 91 374 rénovations d’ampleur, transformant durablement le cadre de vie des ménages.
L’engagement financier de l’Anah s’est traduit par 3,77 milliards d’euros d’aides versées, avec une attention particulière portée aux ménages les plus fragiles : 73% des aides ont bénéficié aux foyers aux revenus modestes et très modestes.
Des projets mieux financés et plus ambitieux :
La montée en gamme des rénovations s’illustre par une augmentation du montant moyen des travaux :
- 8 051€ en 2023 à 8 940€ en 2024.
Parallèlement, l’aide moyenne accordée a progressé de manière significative :
- 3 628€ en 2023 à 5 596€ en 2024, renforçant la solvabilité des ménages et leur accès à une rénovation de qualité
Ces résultats confirment que l’approche de l’Anah est efficace est bien ciblée. Il restera à voir si cette dynamique pourra être maintenue et améliorée dans les années à venir notamment en fonction des besoins des ménages et des capacités de financement de l’État.
L'avis de l'équipe de KALIO
Actualités énergie et environnement : Loi Duplomb, Greenpeace alerte et innovations en développement durable
Proposition de loi Duplomb : Greenpeace alerte sur une menace pour l’environnement et l’avenir de l’agriculture
Le 27 janvier 2025, Greenpeace France a exprimé sa vive opposition à la proposition de loi (PPL) présentée par le sénateur Laurent Duplomb, débattue le même jour au Sénat. Selon l’organisation, ce texte constitue une menace directe pour l’environnement, la santé publique et l’avenir de l’agriculture. Sous prétexte de vouloir alléger les prétendues contraintes pesant sur les agriculteurs et agricultrices, la proposition avance des mesures régressives favorisant une agriculture intensive et destructrice, à l’opposé des impératifs d’une transition agroécologique pourtant essentielle.
Romane Rozencwajg, chargée de campagne Agriculture à Greenpeace, déclare : « Dans un contexte où le secteur agricole est confronté à de multiples crises, ce texte est un cadeau de plus du gouvernement aux industriels de l’agriculture, aux lobbies agricoles et au syndicat majoritaire. Il entraîne l’agriculture dans une voie sans issue et ne répond en rien aux problèmes structurels que rencontrent les agriculteurs et agricultrices : les faibles revenus, la répartition inéquitable de la valeur ou encore leur vulnérabilité face aux aléas climatiques. »
Greenpeace souligne quatre points particulièrement préoccupants dans cette proposition :
- Réglementation des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) dans le secteur de l’élevage: La PPL Duplomb propose de « simplifier » l’implantation d’élevages intensifs, notamment en alignant les seuils de ces installations sur des normes européennes et en limitant les contrôles et les possibilités de recors de la société civile. De plus, ces installations à fort impact environnemental contribuent à la pollution des sols et des eaux, menacent la biodiversité et fragilisent les petites et moyennes exploitations.
- Gestion des ressources en eau: En facilitant le stockage de l’eau destinée à l’agriculture intensive, cette proposition de loi ignore les besoins écologiques des zones humides et des cours d’eau. Ce type de priorisation des usages de l’eau favorise des pratiques agricoles intensives et met en péril les ressources en eau à long terme, au détriment des écosystèmes et des usages collectifs.
- Utilisation des produits phytosanitaires: La proposition de loi vise à assouplir les restrictions sur l’utilisation de pesticides, ce qui pourrait entraîner une augmentation de leur usage et des risques associés pour la santé humaine et l’environnement.
- Gouvernance de l’eau: La PPL menace la pluralité des instances de gouvernance de l’eau en renforçant le pouvoir des acteurs agro-industriels au sein des comités de bassin et des agences de l’eau, au détriment des autres usagers et de la protection des écosystèmes.
Ce projet de loi semble prioriser les intérêts économiques à court terme d’une certaine forme d’agriculture au détriment de la durabilité environnementale et de la santé publique. Pour être efficace, toute réforme agricole devrait intégrer une transition vers l’agriculture plus respectueuse en apportant un réel soutien aux agriculteurs.
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Pays en développement : Des chercheurs transforment les déchets agroalimentaires en énergie
Le Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) organise à Montpellier sa première conférence internationale dédiée aux bioénergies de petite puissance. L’événement réunit 150 participants venus de 35 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud, autour d’un objectif commun : produire de l’énergie localement en valorisant les résidus agricoles, habituellement considérés comme des déchets.
Transformer les déchets agricoles en énergie
En Afrique, le Cirad s’attelle à relever ce défi en misant sur la revalorisation des sous-produits agroalimentaires. « Les cabosses de cacao, le maïs… ce sont des biomasses résiduelles qui ne sont pas encore exploitées dans les filières bioalimentaires. Nous travaillons à leur valorisation pour produire de l’énergie », explique Jean-Michel Commandre, directeur de l’unité Bioweb du Cirad.
Les solutions présentées lors de cette conférence illustrent le potentiel de ces innovations. Par exemple, au Burkina Faso, une unité de production de mangues séchées fonctionne grâce à une chaudière alimentée par des coques de noix de cajou, remplaçant ainsi le gaz en bouteille. Un modèle inspirant pour de nombreuses petites entreprises africaines.
Un enjeu clé pour les pays en développement
« Dans les pays en voie de développement, notamment en milieu rural, l’accès à une énergie fiable reste un défi majeur. Cela freine les PME, qui jouent pourtant un rôle essentiel dans la création de valeur et d’emplois », souligne Mohamed Porgo, de l’Université Thomas Sankara au Burkina Faso.
Pendant trois jours, chercheurs et entrepreneurs échangent sur les projets en cours et les perspectives de développement des bioénergies locales. Ces initiatives s’inscrivent dans une logique d’économie circulaire et suscitent un intérêt grandissant au-delà des frontières africaines.
« Avec nos partenaires en Afrique, nous constatons que ces projets sont inspirants. Nous pouvons appliquer ces méthodes dans nos propres domaines d’activité, ici, en Europe », explique Joël Blin, coordinateur du projet Biostar.
Ce partenariat équilibré entre le Nord et le Sud permet un partage de connaissances et d’expériences, tout en contribuant à un modèle énergétique plus durable et respectueux de l’environnement.
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