Actualités du mois de janvier 2025 : aides et solutions pour un avenir durable

Photo de bâtiments rénové a Dijon

Les atouts de notre région pour une rénovation énergétique réussie

Dijon : Le Quartier Fontaine d’Ouche, un exemple européen innovant d’autoconsommation énergétique grâce à Response

Photo de bâtiments rénové a Dijon
Source : Ville de Dijon

Grâce à Response, le quartier Fontaine d’Ouche se transforme en un modèle exemplaire sur le plan environnemental. Dijon Métropole s’investit dans cette démarche de co-création avec les citoyens pour bâtir une ville plus durable. 

Des travaux structurants en plusieurs phases 

La transformation du quartier a débuté par une première phase de travaux comprenant :

  • Le réaménagement du boulevard Bachelard ;
  • La piétonisation du quai des Carrières Blanches ;
  • La réhabilitation de la place André-Gervais ;
  • La création d’un nouveau centre commercial. 

Une deuxième étape a ensuite été engagée, incluant : 

  • Le réaménagement de l’avenue du Lac, avec la démolition du pont Kir, des immeubles situés au 32 au 42, la création d’un carrefour à feux et d’une placette au croisement avec l’avenue des Champs-Perdrix ; 
  • L’aménagement des abords de l’école Alsace, comprenant un parvis-jardin et une promenade piétonne. 

Un projet d’autoconsommation collective ambitieux 

L’initiative regroupe 487 logements et plusieurs bâtiments municipaux, mobilisant plus de 1 100 habitants pour devenir acteurs de leur propre consommation énergétique. Ce projet vise à : 

  • Améliorer le cadre de vie grâce à des aménagements modernes ;
  • Réduire les charges des résidents, notamment en matière de chauffage. 

Le programme intègre des technologies innovantes, telles que des thermostats intelligents, des radiateurs connectés et des détecteurs de fumée. 

Le système optimise la consommation énergétique : seule l’énergie nécessaire est utilisée, sans déperdition, tout en s’adaptant aux conditions météorologiques locales. 

Des bâtiments publics producteurs d’énergie 

L’énergie produite localement permettra d’alimenter 14 bâtiments publics du quartier, dont : 

  • Les groupes scolaires Buffon, Anjou, Colette, Alsace, Lallemand, Champ Perdrix, Larrey, Ouest et Eiffel ;
  • Les équipements sportifs comme le stade et la piscine ;
  • Le centre culturel multi-accueil et la maison de quartier ;
  • Le centre social. 

Le groupe scolaire Buffon : un exemple d’innovation énergétique 

La rénovation énergétique de ce bâtiment illustre un mix d’innovations permettant une réduction de 40% de la consommation. Les améliorations incluent :

  • Une canopée en bois jurassien, qui double la surface des panneaux solaires et offre une protection contre les fortes chaleurs ;
  • Une isolation performante en laine de bois pour les murs extérieurs ;
  • Un raccordement à un réseau de chaleur renouvelable, avec : 30% de l’énergie provenant de l’Unité de valorisation énergétique (interconnectée au réseau en 2020) ; 35% de la chaleur issue de la biomasse locale (< 50 km) ; complément assuré par du bio-méthane et un stockage thermique pour limiter les pics de consommation. 

Grâce à ces panneaux solaires et à des batteries de stockage innovantes, 95% de l’énergie produite sera consommée sur place. Le groupe scolaire Buffon contribuera à hauteur d’1/8ème de la production photovoltaïque du quartier, renforçant ainsi l’autonomie énergétique de l’ensemble des bâtiments publics. 

Le chantier Response devrait normalement se terminer courant mars 2025.

Les actions mises en place sont non seulement bien conçues, mais elles témoignent d’une volonté claire de transformer le quartier Fontaine d’Ouche en un modèle de durabilité. Le projet fait un usage judicieux des technologies modernes, tout en adoptant une approche participative qui garantit l’adhésion des habitants.

Comprendre le marché des CEE et ses opportunités en 2025

Augmentation de la TVA sur les chaudières gaz THPE : ce qu’il faut savoir

À partir du 1er janvier 2025, la TVA sur l’achat et la pose de chaudières gaz à condensation ou à très haute performance énergétique (THPE) augmentera de 5,5% à 10%. Ce changement concerne uniquement le matériel et la pose ; les prestations d’entretien et de réparation continueront de bénéficier d’une TVA réduite de 5,5%. 

De plus, il est important de noter que les chaudières gaz THPE ne sont déjà plus éligibles aux Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) depuis le 1er janvier 2024 ni à MaPrimeRénov’ depuis le 1er janvier 2023. Cette mesure s’inscrit dans un objectif d’encouragement à privilégier des solutions plus écologiques, comme les pompes à chaleur. 

Si vous avez accepté un devis avec acompte encaissé avant le 1er janvier 2025, vous pourrez bénéficier du taux de TVA à 5,5% pour votre projet. Cependant, cette hausse de TVA pourrait entraîner une augmentation des coûts d’installation de 500 à 700€ supplémentaires. 

Cette hausse de la TVA sur les chaudières gaz à condensation ou THPE s’inscrit dans une volonté de promouvoir des solutions de chauffage plus écologiques. Bien que cela soit une mesure positive pour l’environnement, elle pourrait générer des coûts supplémentaires pour certains foyers.

Rénovation énergétique : Deux aides modifiées au 1er janvier

Extension de l’exonération de taxe foncière 

Bonne nouvelle pour les propriétaires entreprenant des travaux de rénovation : les communes peuvent désormais étendre l’exonération de taxe foncière aux logements construits il y a plus de 10 ans. Auparavant, seuls les logements achevés avant le 1er janvier 1989 en bénéficiaient. Cette exonération concerne les travaux de rénovation énergétique dont le montant dépasse 10 000€ hors taxes. 

Fin anticipée du Coup de pouce Thermostat connecté 

L’aide bonus pour l’installation de thermostats connectés permettant un « pilotage connecté du chauffage pièce par pièce » via les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) devait se terminer le 31 décembre 2024. Cependant, un arrêté du 21 novembre a mis fin à cette aide de manière anticipée, en raison de suspicions de fraude concernant l’installation de ces dispositifs. 

Analyse et évolutions des 65e et 66e arrêtés CEE

Dans le cadre du dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), deux arrêtés ont été publiés au Journal Officiel de la République Française le 31 décembre 2024, introduisant des modifications à la réglementation en vigueur et à ses modalités d’application :

Les récentes publications réglementaires portent désormais à 234 le nombre de fiches d’opérations standardisées figurant au catalogue. La répartition sectorielle s’établit comme suit :

  • 12% dédiés au secteur agricole (inchangé par rapport à la précédente publication) ; 
  • 26% consacrés au secteur résidentiel (contre 27% auparavant) ; 
  • 26% affectés au secteur tertiaire (stable par rapport à la situation antérieure) ; 
  • 15% attribués au secteur industriel (inchangé) ; 
  • 3% dédiés aux réseaux (contre 4% précédemment) ; 
  • 18% consacrés aux transports (contre 16% auparavant). 

Décryptage des changements par secteur 

Le secteur des transports subit les modifications les plus significatives :

  • Suppression de la fiche TRA-SE-115 : 
    • La fiche « Covoiturage de courte distance » sera supprimée à compter du 1er février 2025 ;
    • Une version transitoire est créée pour les opérations menées en janvier 2025, permettant aux acteurs de s’adapter. Cette version inclut des critères renforcés : minimum 10 trajets requis, limitation à 2 trajets par jour, intervalle minimum de 2 heures entre chaque trajet, distance minimale de 2 km par trajet.

 

  • Révision de 4 fiches dès le 1er janvier 2025, dont : 
    • La fiche TRA-EQ-114 « Remplacement de véhicules par des véhicules neufs performants dans une flotte professionnelle » 
    • La fiche TRA-EQ-117 « Remplacement de véhicules neufs performants pour les particuliers ou les collectivités » 
    • La fiche TRA-EQ-128 « Achat ou location d’un autocar ou d’un autobus électrique neuf ou réalisation d’une opération de rétrofit électrique d’autocar ou d’autobus » 
    • La fiche TRA-SE-116 « Fret ferroviaire » 

Toutes ces opérations sont prolongées jusqu’au 31 décembre 2029. 

  • Création de 5 nouvelles fiches : 
    • La fiche TRA-EQ-129 « Achat ou location d’un véhicule lourd électrique neuf de transport de marchandises ou issu d’une opération de rétrofit électrique » 
    • La fiche TRA-EQ-130 « Achat ou location d’un quadricycle électrique léger neuf »
    • La fiche TRA-EQ-131 « Achat ou location, par une personne morale, de vélos-cargos neufs ou reconditionnés »
    • La fiche TRA-EQ-132 « Appareil de mesure, d’analyse et d’optimisation de la consommation de carburant d’un navire de pêche » 
    • La fiche TRA-SE-117 « Fret fluvial »

Concernant le secteur de l’agriculture, voici ce qui change : 

  • Révision de 3 fiches d’opérations standardisées : 
    • La fiche AGRI-EQ-102 « Double écran thermique »
    • La fiche AGRI-TH-117 « Déshumidificateur thermodynamique pour serres »
    • La fiche AGRI-TH-119 « Système de déshumidification avec air extérieur »

 

  • Création d’une nouvelle fiche : 
    • La fiche AGRI-EQ-112 « Double paroi gonflable »

Qu’en est-il du secteur de l’industrie ? Nous faisons le point pour vous. 

  • Révision de 3 fiches : 
    • La fiche IND-UT-137 « Mise en place d’un système de pompe(s) à chaleur en réhausse de température de chaleur fatale récupérée »
    • La fiche IND-UT-138 « Conversion de chaleur fatale en électricité ou en air comprimé »
    • La fiche IND-UT-139 « Système de stockage de chaleur fatale »

 

  • Création d’une nouvelle fiche : 
    • La fiche IND-UT-140 « Mise en veille automatique d’une machine utilisant de l’air comprimé »

Concernant le secteur tertiaire, peu de changements sont à prévoir : 

  • Révision d’une fiche et suppression d’une autre fiche
    • La fiche BAT-EQ-135 « Dispositif performant d’alimentation sans interruption » est révisée
    • La fiche BAT-TH-102 « Chaudière collective à haute performance énergétique » est supprimée 

Par rapport au secteur résidentiel, de nombreux changements sont prévus en ce début d’année avec de nombreuses fiches révisées et supprimées : 

    • La fiche BAR-SE-108 « Désembouage d’un réseau hydraulique individuel de chauffage en France métropolitaine » est révisée
    • La fiche BAR-SE-109 « Désembouage d’un réseau hydraulique de chauffage collectif en France métropolitaine » est révisée
    • La fiche BAR-TH-168 « Dispositif solaire thermique (France métropolitaine) » est révisée 
    • La fiche BAR-TH-169 « Pompe à chaleur collective de type air/eau ou eau/eau pour l’eau chaude sanitaire » est révisée 
    • La fiche BAR-EN-102 « Isolation des murs » est révisée
    • La fiche BAR-TH-107 « Chaudière collective haute performance énergétique » et la fiche BAR-TH-107-SE « Chaudière collective haute performance énergétique avec contrat assurant la conduite de l’installation » sont supprimées

Enfin, concernant le secteur réseaux, une seule fiche est supprimée au 1er janvier 2025, il s’agit de la fiche RES-EC-103 « Système de variation de puissance en éclairage extérieur ». 

Pour aller plus loin, découvrez toutes les fiches d’opérations standardisées déjà disponibles dont nous avons parlé dans cet article : 

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MaPrimeRénov’ : Tout savoir sur cette aide incontournable pour vos travauxci

MaPrimeRénov’ 2025 : Les modifications à prendre en compte dès le 1er janvier 2025

Brochure pour l'objectif de MaPrimeRénov' en 2025
Source : Agence Nationale de l’Habitat

L’Anah a publié le 1er janvier 2025 une communication sur les modifications à prendre en compte dès ce début d’année et sur les points qui restent inchangés. KALIO décrypte pour vous les points essentiels. 

En 2025, l’État continue de soutenir les projets visant à améliorer l’habitat, qu’il s’agisse de rénovation énergétique, d’adaptation à la perte d’autonomie ou encore de lutter contre l’habitat indigne. 

Concernant MaPrimeRénov’, les ménages conservent le choix entre deux options : un parcours de rénovation par geste ou un parcours accompagné pour des projets de grande ampleur. Ces dispositifs demeurent inchangés. L’isolation seule reste donc bien éligible pour les ménages classés dans les catégories bleu, jaune et violet. L’obligation de disposer d’un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) n’entre non pas en vigueur ce 1er janvier 2025 mais il sera rendu obligatoire dès le 1er janvier 2026. 

MaPrimeRénov’ Copropriété : Toujours accessible à tous les copropriétaires, quels que soient leurs revenus, qu’ils soient occupants ou bailleurs. Une seule demande est requise, déposée par le syndic de copropriété, qui reçoit ensuite la prime et la répartit selon les quotes-parts des copropriétaires. 

MaPrimeAdapt’ : Les personnes âgées ou en situation de handicap continuent de bénéficier d’une aide pour adapter leur logement et rester chez elles en toute sécurité. 

Ma Prime Logement Décent : L’aide à la rénovation des logements indignes ou dégradés est maintenue pour garantir des conditions de vie dignes et sécurisées. 

En 2025, la stabilité est au rendez-vous : des parcours bien définis, des aides financières significatives et un accompagnement personnalisé pour concrétiser les projets. 

En revanche, quelques ajustements ont été mis en place à compter de cette même date. 

Copropriétés : Les chaudières à gaz ne sont plus éligibles pour les projets de rénovation en copropriété (avec une période transitoire). 

Parcours par geste : Dans le cadre du parcours geste par geste, les subventions pour la rénovation par geste incluant des équipements biomasse seront réduites de 30%. 

Parcours Accompagné : Autre changement et pas des moindres, les aides destinées aux ménages les plus aisés (catégorie rose) dans le cadre d’une rénovation d’ampleur connaîtront également une baisse. 

Logements classés G : Conformément à la loi Climat et Résilience, les logements considérés comme passoires thermiques, classés G au DPE, ne pourront plus être loués. Cette interdiction concernant les nouveaux contrats de location ainsi que les renouvellements ou reconductions tacites de contrats en cours. 

Dans l’ensemble, ces mesures montrent une volonté de consolider les dispositifs existants tout en orientant les priorités vers une rénovation plus écologique et équitable. Cependant, des défis subsistent, notamment pour s’assurer que les ménages et les copropriétés impactés par les réductions ou exclusions puissent s’adapter sans renoncer à leurs projets.

Actualités énergie : Les dernières tendances et évolutions à ne pas manquer

Écologie : 7 priorités essentielles à surveiller en 2025

Affiche PNACC
Source : DREAL Bourgogne-Franche-Comté

L’année 2024 a été marquée par une stagnation dans l’action climatique, entraînant des retards significatifs. Pour inverser cette tendance en 2025, il est crucial de surveiller plusieurs points clés : 

  1. Ambitions climatiques françaises : Retards dans la Stratégie nationale bas carbone (SNBC3), le Plan national d’adaptation au changement climatique et la Programmation pluriannuelle de l’énergie. Des moyens adéquats sont nécessaires pour combler ces lacunes. 
  2. Puits de carbone en baisse : Les forêts françaises absorbent bien moins de CO₂ qu’auparavant, en raison des sécheresses, maladies et récoltes intensives. 
  3. Biodiversité : Son déclin, étroitement lié au climat, reste sous-estimé. Les mesures actuelles, comme la loi sur la restauration de la nature, doivent être renforcées. 
  4. Projets controversés : L’autoroute A69 illustre des contradictions flagrantes entre discours et actions écologiques. 
  5. Énergies fossiles : L’abandon total des projets fossiles est impératif pour respecter les engagements climatiques. 
  6. Justice sociale : Une transition écologique juste est essentielle pour inclure les plus vulnérables. 
  7. Rôle des médias : Une information régulière et rigoureuse est cruciale pour maintenir la pression des décideurs. 

2025 doit être l’année d’une mobilisation collective et de mesures concrètes face aux défis environnementaux urgents. 

ZFE : Pourquoi les émissions de gaz à effet de serre augmentent à nouveau en France ?

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) en France ont connu une légère hausse au troisième trimestre de 2024, après une période de baisse. Cette augmentation est attribuée à plusieurs facteurs, notamment la reprise économique post-pandémie, qui a entraîné une intensification des activités industrielles et des transports, principaux contributeurs aux émissions de GES. 

Les Zones à Faibles Émissions (ZFE), mises en place pour réduire la pollution atmosphérique en restreignant la circulation des véhicules les plus polluants, ont montré des résultats mitigés. Selon Airparif, leur mise en œuvre dans le périmètre intra A86 a entraîné des baisses d’émissions comprises entre 2 et 3%, des réductions modestes compte tenu de la portée limitée des mesures et du manque d’alternatives de mobilité suffisantes. 

De plus, les ZFE ont suscité des débats quant à leur équité sociale. Certaines études suggèrent qu’elles pourraient pénaliser les ménages les plus modestes, souvent propriétaires de véhicules plus anciens et plus polluants, sans leur offrir de solutions de remplacement accessibles. 

Bien que les ZFE visent à améliorer la qualité de l’air, leur impact sur la réduction des émissions de GES reste limité. La récente hausse des émissions en France souligne la nécessité d’adopter des mesures plus globales et inclusives pour atteindre les objectifs climatiques fixés.

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