Actualités du mois de mai 2025 : Transition Énergétique, Aides à la Rénovation et Nouvelles Réglementations en Bourgogne-Franche-Comté

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Transition énergétique en Bourgogne-Franche-Comté : Recrutements et initiatives locales

Bourgogne-Franche-Comté : De nouveaux recrutements pour accompagner la transition énergétique

Affiche d'une liste de logos des accompagnants du programme
Source : Info-Beaune

Les acteurs de la filière des réseaux électriques – Enedis, RTE, FNTP, SERCE, SNER, GIMELEC et SYCABEL – publient une étude inédite sur leurs besoins en recrutement d’ici 2030.

Face aux défis de l’électrification des usages, de l’essor des énergies renouvelables et du renforcement de la résilience des réseaux, la filière devra recruter 43 000 professionnels en six ans sur ses métiers clés, dont 2 975 en Bourgogne-Franche-Comté.

Afin de répondre à cette dynamique, le programme des Écoles des réseaux pour la transition énergétique, co-construit avec les industriels du secteur et soutenu par les ministères de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur, du Travail et de l’Emploi, vise à attirer, former et accompagner les futurs talents.

En parallèle, Enedis et RTE prévoient près de 200 milliards d’euros d’investissements d’ici 2040 pour adapter le réseau aux nouveaux usages (mobilité électrique, énergies renouvelables, changement climatique), ce qui génèrera une forte demande de main-d’œuvre dans la filière.

Aujourd’hui, celle-ci regroupe environ 1 600 entreprises (transporteurs, distributeurs, équipementiers, prestataires) représentant près de 100 000 emplois.

Financée par l’État dans le cadre du programme Compétences et métiers d’avenir du plan France 2030, l’étude « Besoins en emplois et compétences de la filière des réseaux électriques » identifie précisément les profils recherchés et propose des pistes concrètes pour adapter les formations.

En Bourgogne-Franche-Comté, les besoins sont estimés à 2 975 recrutements entre 2025 et 2030, répartis dans les départements suivants : Côte-d’Or, Doubs, Haute-Saône, Jura, Nièvre, Saône-et-Loire, Territoire de Belfort et Yonne.

Voici les recommandations de l’étude menée par les professionnels de la filière électrique :

  • Sensibiliser dès le collège élèves, familles et enseignants aux opportunités de la filière ;
  • Encourager la féminisation des métiers ;
  • Moderniser les contenus pédagogiques et développer des spécialisations ;
  • Renforcer les capacités des filières, notamment en BTS électrotechnique ;
  • Proposer des parcours adaptés pour les personnes en reconversion.

Le programme des « Écoles des Réseaux pour la transition énergétique »

Lancé en 2023 par Enedis, RTE et les organisations professionnelles du secteur, ce programme renforce l’attractivité des formations en intégrant des contenus spécialisés, des stages, des visites d’entreprise et des interventions de professionnels.

En Bourgogne-Franche-Comté, 7 lycées participent à ce dispositif :

  • Côte-d’Or : Lycée Hippolyte Fontaine et Eiffel (Dijon), lycée Eugène Guillaume (Montbard) ;
  • Doubs : Lycée Jules Haag (Besançon), lycée Toussaint Louverture (Pontarlier) ;
  • Haute-Saône : Lycée Georges Colomb (Lure) ;
  • Nièvre : Lycée Pierre-Gilles de Gennes (Cosne).

Des formations professionnelles pour les adultes en reconversion sont également développées en lien avec France Travail et des organismes de formation.

Les actions engagées sont globalement très positives. Elles répondent à la fois aux enjeux environnementaux, économiques et sociaux de la transition énergétique. Le succès dépendra maintenant de leur mise en œuvre concrète.

Actualités du marché des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) en 2025

Arrêté du 7 avril 2025 : Quelles nouvelles dispositions relatives aux Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) ?

Un arrêté, publié au Journal Officiel de la République Française le 10 avril 2025, est venu modifier la réglementation en vigueur ainsi que les modalités d’application du dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE).

Cet arrêté du 7 avril 2025 prévoit notamment :

Modification des conditions d’application du Coup de Pouce « Chauffage des bâtiments résidentiels collectifs et tertiaires »

Mis en place en 2017 pour le secteur résidentiel individuel, puis étendu au secteur tertiaire en 2020, le Coup de Pouce « Chauffage » a été élargi aux bâtiments résidentiels collectifs à compter du 1er septembre 2022, contribuant ainsi au renforcement du dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE)

L’opération Coup de Pouce vise à encourager financièrement le remplacement des systèmes de chauffage à énergie carbonée au profit d’un raccordement à un réseau de chaleur majoritairement alimenté par des énergies renouvelables ou de récupération, ou, à défaut, par l’installation d’équipements non alimentés au charbon, fioul ou gaz. 

Dans ce contexte, l’arrêté du 7 avril 2025 reporte au 31 décembre 2027 la date limite d’achèvement des travaux pour les opérations engagées à compter du 11 avril 2025. Il précise par ailleurs que la date limite d’achèvement fixée au 31 décembre 2026 demeure applicable aux opérations relevant de ce même Coup de Pouce mais cette fois-ci engagées avant le 10 avril 2025. 

Le présent arrêté introduit une définition de la notion de « bâtiment », jusque-là absente dans la réglementation, afin de clarifier les conditions d’application de la bonification liée aux opérations de raccordement à un réseau de chaleur. 

Désormais, l’arrêté du 7 avril 2025 définit la notion de « bâtiment » comme suit : « un bâtiment s’entend d’une construction disposant d’au moins un accès depuis l’extérieur. Il est considéré comme distinct d’un autre lorsqu’il est possible de circuler autour de chacun par l’extérieur, lorsque les constructions relèvent de parcelles cadastrales différentes ». Cette définition s’applique exclusivement aux opérations engagées à compter du 11 avril 2025.

Modifications apportées au dispositif de contrôle dans le cadre du dispositif des CEE

Renforcement des mesures visant à prévenir la falsification de devis

L’arrêté du 7 avril 2025 précise les modalités de détermination de la date du devis engageant le bénéficiaire, personne physique, auprès du professionnel chargé des travaux.

Désormais, le bénéficiaire doit apposer sa signature sur le devis de manière manuscrite ou par le biais d’une signature électronique horodatée. Cette disposition s’appliquera aux opérations engagées à compter du 1er juillet 2025. 

Actualisation des modèles de tableaux récapitulatifs des opérations 

L’arrêté du 7 avril 2025 modifie l’arrêté du 4 septembre 2014 concernant les demandes de certificats d’économies d’énergie pour les copropriétés, afin de l’aligner avec le dispositif MaPrimeRénov’ Copropriété

À partir de maintenant, le tableau récapitulatif des opérations devra inclure le numéro d’immatriculation du syndicat de copropriété au registre des copropriétés, ainsi que, pour les dossiers impliquant un mandataire, l’identité de ce dernier (raison sociale et numéro de SIREN). Ces ajouts visent à faciliter l’identification des copropriétés et à éviter les doublons ou les fraudes. Cette disposition s’appliquera également pour les opérations engagées à compter du 1er juillet 2025.

Renforcement de la transparence pour les bureaux de contrôle 

Ce même arrêté impose aux bureaux de contrôle la transmission des éléments suivants :

  • Les demandeurs de CEE doivent transmettre une copie du rapport d’inspection au bénéficiaire de l’opération dans un délai de 20 jours ouvrés suivant l’émission du rapport ;
  • Les bureaux de contrôle doivent rendre accessibles tous les rapports qu’ils ont établis sous format électronique aux demandeurs de CEE, au PNCEE et au COFRAC via une plateforme sécurisée, et ce, quelle que soit leur date d’édition.

Ces dispositions entreront en vigueur à compter du 1er juin 2025 pour tous les rapports d’inspection.

Informations à fournir sur demande du COFRAC ou du PNCEE 

Enfin, l’arrêté du 7 avril 2025 impose aux bureaux de contrôle de transmettre, sur demande du COFRAC ou du PNCEE, les éléments suivants :

  • La preuve que la structure n’est pas en redressement judiciaire, en liquidation ou en faillite personnelle ;
  • La justification que son gérant et bénéficiaire effectif n’ont pas été condamnés pour certains crimes ou délits (escroquerie, blanchiment, etc.), et n’ont pas fait l’objet de faillite personnelle ou d’interdiction de gestion ;
  • Des attestations URSSAF et fiscales de moins de 3 mois.

Ces mesures sont entrées en vigueur depuis le 11 avril 2025.

Les actions introduites par l’arrêté du 7 avril 2025 sont utiles et justifiées. Elles s’inscrivent dans une logique de professionnalisation et de sécurisation du dispositif des CEE.

Certificats d’Économies d’Énergie : Baisse des aides sur le solaire

Depuis le 28 mars 2025, de nouvelles règles viennent modifier les aides au solaire. La prime à l’autoconsommation est réduite de moitié, et le tarif de rachat du surplus baisse nettement. Ces changements vont avoir un impact direct sur les bénéficiaires.

Un nouveau texte de loi modifie les dispositifs d’aide au solaire. Deux principaux changements sont à noter :

  1. Prime à l’autoconsommation divisée par deux

Depuis le 28 mars, la prime passe de 80€ par kWc pour toutes les installations entre 0 et 9 kWc, soit :

  • 240€ pour une installation de 3 kWc ;
  • 360€ pour 4,5 kWc ;
  • 480€ pour 6 kWc ;
  • 720€ pour 9 kWc.

 

  1. Forte baisse du tarif de rachat EDF OA

Le tarif de rachat de surplus est ramené de 12,7c€/kWh à seulement 4 c€/kWh, soit une division par trois.

Qui est concerné par ces baisses ?

  • Les prospects n’ayant pas encore signé de devis ;
  • Les clients ayant signé un devis mais dont les panneaux ne sont pas encore installés ;
  • Les installations déjà posées mais dont la demande complète de raccordement n’a pas été faite avant le 28 mars 2025.

Ne sont pas impactés : Les clients ayant déjà réalisé leur demande complète de raccordement avant le 28 mars 2025.

L’État souhaite que le solaire devienne rentable sans dépendre autant des aides. C’est logique dans une perspective de long terme, mais cela risque de ralentir la dynamique.

Aides financières de l’ANAH en 2025 : Ce qu’il faut savoir pour votre rénovation énergétique

MaPrimeRénov’ : Nouveau bilan contrasté pour le premier trimestre 2025

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Source : Agence nationale de l’Habitat

L’agence nationale de l’Habitat (Anah) a dévoilé le bilan du premier trimestre 2025 pour MaPrimeRénov’. Si l’opérateur se félicite des résultats globaux, une lecture plus fine révèle de fortes disparités entre les deux parcours du dispositif. Les rénovations globales continuent de gagner du terrain, tandis que les rénovations par geste peinent toujours à retrouver leur rythme d’avant 2024.

Une forte progression des rénovations globales

Entre le 1er janvier et le 31 mars 2025, 17 178 aides ont été attribuées dans le cadre du parcours accompagné de MaPrimeRénov’. Un chiffre qui confirme la montée en puissance des rénovations ambitieuses, soutenues par des subventions renforcées. L’Anah salue cette dynamique, fruit d’un effort soutenu pour inciter les ménages à s’engager dans des travaux lourds, certes coûteux, mais bien plus efficaces sur le plan énergétique. Ce volume représente une multiplication par 3 des dossiers validés à la même période l’année dernière.

552 millions d’euros d’aides distribuées

Au total, 552 millions d’euros ont été engagés sur ces trois mois, au bénéfice de 11 300 propriétaires occupants, 1 000 bailleurs et 4 600 logements en copropriété.

L’Anah met en avant plusieurs indicateurs encourageants qui témoignent de l’efficacité des ajustements mis en œuvre depuis début 2024 :

  • Les projets sont globalement plus ambitieux, avec des montants de travaux en hausse d’environ 10% par rapport à 2024, tous profils de revenus confondus ;
  • Le ciblage reste pertinent : 78% des dossiers concernent des logements très énergivores, classés F ou G au diagnostic de performance énergétique (DPE) ou à l’audit énergétique;
  • Le dispositif continue de bénéficier majoritairement aux publics les plus vulnérables : plus de trois quarts des aides sont allouées à des ménages aux revenus modestes et très modestes.

L’Anah a également publié le palmarès des travaux les plus fréquents dans les rénovations globales, soulignant le rôle clé de l’isolation :

  • Isolation thermique des murs par l’extérieur ;
  • Remplacement des fenêtres par du double ou triple vitrage ;
  • Isolation des combles perdus ;
  • Installation d’une ventilation hygroréglable.

Mon Accompagnateur Rénov’ : Un dispositif désormais à la hauteur des attentes

Après une année 2024 marquée par un manque de personnel, le réseau des Accompagnateurs Rénov’ a enfin atteint une taille suffisante pour répondre aux besoin du Parcours Accompagné. Au 31 mars 2025, on dénombrait 1 336 structures agréées, mobilisant 3 770 professionnels formés à l’accompagnement des bénéficiaires.

Une première enquête de satisfaction menée auprès des usagers révèle un taux d’adhésion de 94%, confirmant la pertinence de rendre cet accompagnement obligatoire pour des projets souvent complexes.

Un bon début 2025 pour MaPrimeRénov’ toutefois à nuancer

Si le début d’année 2025 laisse entrevoir une dynamique encourageante pour les rénovations d’ampleur, le bilan publié par l’Anah révèle aussi plusieurs signes de ralentissement.

Au premier trimestre 2025, 33 222 demandes ont été déposées dans le cadre du Parcours accompagné, soit trois fois plus qu’à la même période en 2024. Pourtant, seules 17 178 aides ont été accordées sur la période. Cette accumulation de dossiers en attente reflète la complexité des projets engagés et les montants financiers en jeu, allongeant les délais d’instruction.

Malgré cette dynamique apparente, le nombre de dossiers déposés pour des rénovations d’ampleur a chuté de 53% par rapport au quatrième trimestre 2024. Une baisse marquée qui s’explique notamment par un contexte économique incertain : les ménages hésitent à s’engager dans des travaux lourds, coûteux et complexes. Il faut aussi prendre en compte le fait que sur le quatrième trimestre, les Accompagnateurs Rénov’ ont dû redoubler d’effort afin de déposer en temps et en heure tous les dossiers aux revenus supérieurs pour ne pas qu’ils soient impactés par la baisse des aides les concernant au 1er janvier 2025.

Face à cette situation, la ministre déléguée au Logement, Valérie Létard, a annoncé que la réduction des délais d’instruction constituait une priorité pour les mois à venir, avec un objectif de traitement en 4 mois. Elle a également réaffirmé l’importance de la lutte contre la fraude.

Les rénovations par geste marquent le pas

Le bilan est bien plus mitigé pour le parcours par geste, qui continue de reculer malgré les mesures d’assouplissement prolongées en 2025.

  • 144 millions d’euros d’aides ont été versés pour 46 331 dossiers validés, contre 72 459 un an plus tôt, soit une baisse de 35% ;
  • Le nombre de dossiers déposés chute également : 49 589 au T1 2025, soit -13% par rapport au T1 2024 et -36% par rapport au T4 2024.

Le recul est d’autant plus notable que les aides sont aujourd’hui plus généreuses qu’en 2023, année où la rénovation par geste avait pourtant bien fonctionné. En cause : l’incertitude réglementaire du début 2024 et un contexte économique peu favorable, qui semblent avoir freiné durablement l’élan.

Autre constat : ce sont majoritairement les ménages aux revenus intermédiaires, et non les foyers très modestes, qui profitent du dispositif.

Sans surprise, les équipements de chauffage dominent toujours les rénovations par geste. Voici le top 3 des travaux les plus subventionnés :

  • Pompes à chaleur air/eau ;
  • Poêles à granulés ;
  • Poêles à bûches.

Un contexte plus favorable en 2025 ?

Au-delà des données brutes, plusieurs signaux laissent espérer un regain d’intérêt pour la rénovation :

  • Des bénéficiaires satisfaits : 72% constatent une baisse de leurs factures de chauffage, 86% notent un meilleur confort ;
  • Des règles stabilisées : après une année 2024 instable, les conditions de MaPrimeRénov’ restent inchangées en 2025 (hormis la baisse des aides au 1er janvier pour les ménages aux revenus supérieurs), permettant de mieux anticiper ses projets ;
  • Des obligations renforcées : depuis le 1er janvier, les logements classés G sont interdits à la location. Une contrainte qui pousse les propriétaires bailleurs à rénover.

 

Les orientations stratégiques montrent des premiers résultats prometteurs. Cependant, le dispositif reste fragile dans sa mise en œuvre, notamment à cause des délais, du ralentissement et de la dynamique post-2024 et du déclin préoccupant du parcours par geste.

Dernières actualités de la rénovation énergétique et de la transition écologique – 2025

Label RGE : Évolution des compétences pour une certification plus exigeante en 2025

Un nouvel arrêté, publié le 17 mars 2025, vient durcir les exigences de compétences pour les entreprises souhaitant obtenir ou renouveler le label RGE. Objectif : garantir un haut niveau de qualité dans les travaux de rénovation énergétique et continuer à valoriser les artisans engagés.

La certification RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) reste un gage de confiance pour les particuliers et un véritable atout pour les professionnels du secteur. Pour aller plus loin, l’État revoit les critères de certification : les connaissances attendues des responsables techniques sont désormais actualisées et mieux structurées.

Le nouvel référentiel est organisé en trois blocs, en lien avec les principales familles de travaux :

  • Travaux d’isolation ;
  • Équipements fonctionnant aux énergies renouvelables ;
  • Bouquet de travaux pour la rénovation globale.

Ces nouvelles exigences entreront en vigueur à compter du 1er octobre 2025.

Compétences transversales requises :

  • Marché de la rénovation énergétique et état du parc ;
  • Dispositifs d’aides financières et parcours RGE ;
  • Réussite d’un projet : thermique du bâtiment, gestion globale, pathologies ;
  • Particularités des extensions et surélévations.

Compétences techniques spécifiques :

  • Maîtrise des produits, techniques, contrôles et mises en service ;
  • Capacité à conseiller le client sur l’usage, l’entretien et les aides financières ;
  • Prévention des risques grâce à une mise en œuvre rigoureuse ;
  • Intégration des aides dans une offre adaptée au client.

Travaux concernés : Isolation thermique (murs, toitures, planchers, vitrages), équipements de ventilation, chaudières, émetteurs électriques.

ENR : Peu de changements mais une exigence de formation

Pour les équipements à énergies renouvelables (solaire, bois, géothermie, PAC), les exigences restent stables. Les responsables techniques doivent avoir suivi une formation qualifiante agréée, couvrant :

  • Marché, ressources, écologie, sécurité ;
  • Subventions et solutions techniques ;
  • Conception, installation, entretien,
  • Réglementation et rentabilité.

Travaux concernés : Pompes à chaleur, capteurs solaires, équipements bois/biomasse, échangeurs géothermiques.

Un nouveau standard pour la rénovation globale

La rénovation globale fait désormais l’objet d’un bloc de compétences dédié, avec des exigences accrues. Il s’agit de proposer un bouquet cohérent de travaux permettant de réduire significativement la consommation énergétique d’un logement.

Compétences attendues :

  • Maîtrise des niveaux de rénovation et audits associés ;
  • Coordination inter-lots et analyse des besoins clients ;
  • Élaboration d’une offre technique, financière et plan de financement ;
  • Justification des choix technico-économiques intégrant les aides.

Les évolutions du label RGE prévues en 2025 cherchent à hausser le niveau de qualité des rénovations, professionnaliser le secteur et mieux encadrer les parcours globaux.

Photo de Agnès Pannier-Runacher
Source : Agnès Pannier-Runacher (EPA-EFE/OLIVIER HOSLET)

La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a dénoncé ce mardi 5 mai sur Public Sénat, l’utilisation partielle des prélèvements écologiques, tels que le malus sur les véhicules polluants ou les surprimes d’assurance, pour financer des politiques étrangères à la transition environnementale.

Lors d’un entretien sur Public Sénat, la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a critiqué l’affectation partielle des recettes écologiques à des usages non environnementaux. « Lorsque des taxes sont perçues au nom de l’écologie, il est légitime qu’elles servent à accompagner les Français dans la transition », a-t-elle affirmé, citant notamment le malus automobile, censé financer les bonus écologiques. « Aujourd’hui, les Français versent un milliard d’euros en malus, mais seuls 400 millions sont consacrés à l’électrification des véhicules : ce n’est pas équilibré », a-t-elle déploré.

Elle a également dénoncé l’usage des surprimes sur les catastrophes naturelles, générant 450 millions d’euros, dont une partie alimente d’autres politiques publiques.

Interrogée sur un éventuel message adresse au ministre de l’Économie, elle a répondu sans ambiguïté : « Tout à fait. Ce sera l’une de mes demandes pour le prochain budget », alors que l’exécutif cherche à réduire les dépenses de 40 milliards d’euros. Face aux contraintes budgétaires, elle a souligné avoir mobilisé 2 milliards d’euros via la Caisse des dépôts, ainsi que des financements européens, sans impact sur le déficit public, et a évoqué des partenariats publics-privés.

Concernant la proposition d’un référendum sur le budget formulée par le Premier ministre, la ministre a adopté une position nuancée : « Je ne suis ni pour ni contre. Je suis pour une solution partagée et acceptée par les Français ».

La ministre pose un principe juste : utiliser les taxes écologiques pour financer réellement la transition. C’est une demande cohérente, mais encore sans mesure concrète. Sa portée dépendra des arbitrages budgétaires à venir.

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