Taxe foncière : vers une exonération généralisée pour la rénovation des bâtiments

Taxe foncière pour la rénovation bâtiments

L’Assemblée nationale vient d’approuver une exonération automatique de taxe foncière pour tous les propriétaires entreprenant des travaux de rénovation. Auparavant cette décision appartenait à la commune, le 3 novembre dernier le gouvernement envisageait de la généraliser. 

Une incitation financière généralisée

Jusqu’à présent, seules 450 communes sur les 36 000 que compte la France avaient choisi de soutenir les ménages ayant entrepris des travaux de rénovation énergétique en réduisant leur taxe foncière, voire en la supprimant complètement pendant une durée déterminée 3 ans pour les rénovation énergétique. 

Pour l’année 2023, c’était une opportunité limitée. Cependant, dès l’année prochaine, l’exonération de taxe foncière en cas de rénovation énergétique devrait devenir automatique dans l’ensemble des communes françaises. Cela représente une réelle incitation financière pour la plupart des propriétaires, qui n’auront plus besoin de compter sur la décision de leur commune afin de pouvoir profiter pleinement de l’exonération sur 3 ans à partir du 1 janvier de l’année suivante.

Élargissement des bénéficiaires à l'éxonération

Un autre changement significatif est la potentielle suppression de la condition selon laquelle le logement devait avoir été construit avant 1989 pour être éligible à cette exonération. Si cet amendement est adopté, tous les logements achevés depuis plus de 10 ans seront désormais éligibles à cette aide financière. Cela élargit considérablement le nombre de foyers éligibles, permettant à un plus grand nombre de propriétaires de bénéficier de cette incitation à la rénovation énergétique.

Les conditions d'éligibilité

Les conditions pour bénéficier de cette exonération devraient rester inchangées si l’amendement est adopté. Les principaux critères à remplir sont les suivants :

  • Les dépenses engagées par le propriétaire doivent dépasser 10 000€ TTC par logement au cours de l’année précédant le début de l’exonération, avec une option de 15 000€ si l’on considère les dépenses réalisées au cours des trois années précédentes.
  • Le logement doit avoir plus de 10 ans.
  • L’exonération s’applique sur trois années consécutives.
  • Un même logement ne peut pas bénéficier de cette aide une deuxième fois dans les dix années suivant l’exonération.
  • Les travaux de rénovation énergétique doivent respecter les normes environnementales fixées par l’État.
  • Une déclaration détaillée des travaux réalisés et des factures acquittées doit être soumise au centre local des impôts avant le 1er janvier.
  • Les résidences secondaires sont également éligibles.
  • L’exonération est compatible avec d’autres aides à la rénovation énergétique, telles que les CEE, MaPrimeRénov’, l’Éco-Prêt à Taux Zéro.

Les avantages de cette réforme

Tout d’abord, elle offre une incitation financière significative pour les propriétaires, les encourageant à entreprendre des travaux visant à améliorer l’efficacité énergétique de leur logement. Cela contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la lutte contre le changement climatique en réduisant les émissions du parc immobilier Français.

De plus, en élargissant les critères d’éligibilité à tous les logements de plus de 10 ans, cette mesure toucherait un public beaucoup plus large, ce qui signifie que davantage de ménages pourront bénéficier de cette aide

Enfin, la compatibilité de cette exonération avec d’autres aides à la rénovation énergétique offre aux propriétaires une palette d’incitations financières pour les accompagner dans leurs projets de rénovation, renforçant ainsi l’efficacité de ces programmes de soutien à la transition énergétique en adéquation avec les mesures de l’ANAH 2024

Une question?

Partagez sur LinkedIn :

Article qui pourrait vous intéresser

Scroll to Top