Dans les actualités du mois : Le COVID 19 met en péril l’artisanat et lance des nouvelles opportunités pour l’environnement.
Artisanat : le BTP est le deuxième secteur le plus touché par la crise du covid-19 après l’hôtellerie-restauration
De premiers chiffres viennent donner une idée de l’ampleur de la crise COVID 19. Sans surprise, les artisans du bâtiment sont en difficulté face la crise sanitaire et demandent à l’État de nouvelles mesures de soutien.
Les chiffres clés sur l’activité des artisans du BTP :
- 80% des entreprises ont arrêté leurs chantiers « jusqu’à nouvel ordre »
- 17% se limitent aux travaux d’urgence où aux opérations qui ne présentent pas de risque sanitaire
- 3% maintiennent une activité quasi-normale.
Les cinq raisons de cette baisse d’activité de l’artisanat :
- Le refus des clients particuliers de poursuivre les travaux (71%),
- Le risque d’exposer ses salariés (46%),
- L’accord des clients professionnels publics ou privés de poursuivre les travaux (45%),
- L’impossibilité d’intervenir dû aux locaux fermés (39%)
- La fermeture des fournisseurs habituels (39%).
Ces cinq raisons amène une baisse d’activité forte et la souffrance des artisans. La première urgence pour l’Etat et les acteurs du secteur de prévenir les faillites d’entreprises dues au manque de trésorerie.
Des solutions ?
Les mesures engagées par l’État pour soutenir le BFR /la trésorerie de l’artisanat, qui sont des éléments financier et comptable vitales, devront se faire et se poursuivre dans les prochains mois.
En 2008, le dispositif le plus efficace maximisant « l’effet de levier » était celui de la garantie des crédits réalisés par les banques.
Pour relancer les activités et la croissance, il faut donc que l’Etat, par une loi finance, prennent en charge tout ou une partie des intérêts de crédits accordés aux entreprises en difficulté afin de leur offrir des facilités à un taux proche de zéro.
Des fédération d’acteurs obligés UFE, AIP, AFG, UFIP et des fédérations du BTP comme FFB et CAPEB on fait une proposition, auprès du premier ministre, d’une création d’un fond de soutien aux entreprises du bâtiment dans le cadre du dispositif des CEE. Attendons de voir si elle seront prise en considération par l’Etat.
COVID 19 : Une aubaine pour la réduction des émissions de GES
Quelques chiffres
Les émissions de GES à ce jour, selon les premières estimations, seraient réduites d’environ 30% dû au confinement sanitaire.
Ces estimations représente à peu près 5% des émissions annuelles moyennes de la France sur la période 2019-2023.
Les actions envisagés
Aux yeux des membres du Haut conseil, il paraît évident de profiter de cette situation pour que la relance économique passe par des actions en faveur de l’environnement.
L’Etat devra concrètement mettre en place des mesures budgétaires spécifiques et des incitations fiscales (comme les CEE) avec pour objectif :
- la réduction de la pollution et des émissions de GES des bâtiments,
- lutte contre la déforestation importée,
- l’amélioration nutritionnelle des régimes alimentaires
- l’évolution des modes de transport ».

